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LEÇON 24 SUR 51

Principe 19 — La Gestuelle

Observer des comportements sans prétendre lire les pensées.

Lisez les explications du livre ci-dessous, puis réalisez les exercices indiqués sur un projet choisi. Conservez une trace datée de vos décisions. Les cas Nora, Sami, Élise et Camille sont fictifs ; les exemples de fiction sont des lectures pédagogiques, pas des preuves d’efficacité.

Le support du livre

Les textes ci-dessous proviennent de 7 règles pour viser la réussite, de Hût Chi B. Répa, pages 136 à 139 du PDF fourni. Les passages à la première personne expriment le point de vue de l’auteur. Les consignes originales sont conservées ; les introductions de formation et le QCM sont des adaptations pédagogiques de La rédaction.

PRINCIPE 19

La Gestuelle

Votre posture, vos expressions, votre regard, vos mouvements et votre manière d’occuper l’espace participent à l’échange. Ils peuvent faciliter l’attention ou ajouter une tension. Leur sens dépend toutefois du contexte et de la personne. Un geste isolé ne vous donne pas un accès certain à son état intérieur. Une personne croise les bras parce qu’elle a froid, parce qu’elle est à l’aise ainsi ou parce qu’elle se protège. Une personne détourne le regard pour réfléchir, par habitude ou pour une autre raison. Interpréter immédiatement ces conduites comme de la résistance ou du mensonge peut créer le malentendu que vous souhaitiez éviter. La maîtrise de la gestuelle commence donc par votre propre conduite. Votre regard reste-t-il disponible ? Consultez-vous votre téléphone pendant que l’autre parle ? Vous rapprochez-vous trop ? Votre manière de vous tourner vers le document permet-elle à chacun de le voir ? Ces questions concrètes sont plus utiles qu’un catalogue de gestes supposés universels.

Le corps ne remplace pas les mots

On rencontre souvent les nombres 7 %, 38 % et 55 % dans les formations à la communication. Albert Mehrabian précise que ses résultats concernent des communications de sentiments et d’attitudes, notamment lorsque les signaux sont incohérents. Ils ne signifient pas que les mots ne représenteraient que 7 % de toute communication. Une consigne technique, un montant ou un accord ne peuvent pas être compris par la seule posture [6]. La portée pédagogique est de chercher une cohérence entre ce que vous dites et la manière dont vous êtes présent. Si vous

affirmez avoir le temps tout en regardant constamment l’horloge, votre interlocuteur peut hésiter. Vous pouvez clarifier : « Je dispose encore de dix minutes maintenant ; si nous avons besoin de plus, fixons un autre moment. » La parole vient rendre le contexte lisible. Les langues des signes sont des langues à part entière. Elles ne se réduisent pas aux gestes ordinaires qui accompagnent une conversation parlée. De façon générale, évitez de supposer que votre manière de regarder, de bouger ou de prendre la parole est la seule forme correcte d’attention.

Source : livre fourni, pages136, 137.

Exercice 43 — Observer sans deviner

Pendant un échange adapté, observez un comportement non verbal sans lui attribuer immédiatement une intention. Notez mentalement le fait : la personne regarde plusieurs fois la porte, recule sa chaise ou hésite avant de répondre. Si cela influence l’échange, posez une question neutre. « Avez-vous encore le temps de poursuivre ? », « Ce format vous convient-il ? », « Souhaitez-vous un moment pour réfléchir ? » Comparez la réponse à votre première interprétation. Après la conversation, écrivez le comportement observé, votre première hypothèse et la précision obtenue. Essayez aussi sur vous-même : un silence que vous pensiez attentif a peut-être été reçu comme une réserve. Le progrès consiste à vérifier plus tôt vos interprétations, afin de laisser moins de place aux malentendus.

Rendre votre présence disponible

Une présence utile laisse de la place à l’autre. Vous pouvez ajuster votre position, réduire les distractions et utiliser un document partagé pour soutenir la compréhension. Vous pouvez aussi expliquer une contrainte visible, au lieu de laisser votre interlocuteur la deviner. Il n’est pas nécessaire d’imiter systématiquement les gestes de l’autre ou de fabriquer une posture d’autorité. Une conduite artificielle peut détourner votre attention du contenu. Cherchez une présence confortable, attentive et adaptée au contexte. La PNL a popularisé certains exercices d’attention au langage et aux interactions. Les pratiques simples d’observation et de reformulation peuvent être utilisées ici sans attribuer à chaque geste un sens fixe, ni revendiquer un diagnostic des pensées. Leur utilité se juge dans l’échange : la compréhension s’améliore-t-elle ?

Source : livre fourni, pages137, 138.

Exercice 44 — Revoir une courte présentation filmée

Enregistrez-vous pendant deux minutes en présentant votre projet, seul et sans filmer d’autres personnes. Regardez une première fois l’ensemble. Puis observez votre disponibilité : position, gestes qui aident, mouvements qui vous distraient, place du regard et utilisation des notes. Choisissez un seul ajustement. Vous pouvez ralentir un geste répétitif, placer vos notes autrement ou montrer un document au bon moment. Ne cherchez pas à effacer tous les signes de nervosité. Une présentation vivante n’exige pas l’immobilité. Refaites un essai, puis écoutez seulement l’audio. Votre message reste-t-il compréhensible ? Vous vérifiez ainsi que la présence soutient le contenu au lieu de le remplacer. Gardez la première version pour constater le changement. Votre critère

principal est la facilité avec laquelle une personne peut vous suivre.

Voir sa présence depuis l’autre côté

En regardant sa vidéo, Sami remarque qu’il se tourne vers son écran dès qu’il explique un choix. L’auditeur voit alors surtout son profil et cherche l’élément montré. Il prépare un support plus simple, indique d’abord le point à observer, puis revient vers la personne pour poursuivre l’explication. Un seul changement suffit pour cet essai. Demandez ensuite : à quel moment était-il facile ou difficile de me suivre ? Ce retour concerne l’expérience de votre interlocuteur. Vous pourrez ajuster votre présence sans vous enfermer dans une image idéale de l’orateur. L’attention portée à l’autre donne un sens à votre travail sur les gestes.

Source : livre fourni, pages138, 139.

Un exemple fictif

Le livre utilise notamment trois fils fictifs : Nora prépare une activité, Sami rend ses compétences visibles et Élise développe l’autonomie d’une équipe. Votre projet peut être différent ; les méthodes doivent être adaptées à votre contexte.

La méthode pas à pas

Observer des comportements sans prétendre lire les pensées. Commencez par une situation précise, produisez le document demandé, puis examinez-le avec les critères ci-dessous avant de choisir une suite.

Votre exercice

Réalisez les exercices 43, 44. Pour chaque production, distinguez les faits, les hypothèses, la décision et le prochain contrôle. Ne renseignez ici aucune information personnelle sensible.

Atelier d’application

Application au projet fil rouge : expliquez ce que cette leçon change dans votre prochaine étape. Désignez une limite, une information manquante et une action réalisable. Utilisez un cas fictif si vous préférez ne pas travailler sur votre situation.

Voir une correction possible

Votre production est exploitable si elle répond à la consigne, s’appuie sur une trace ou une observation, reconnaît les inconnues et conduit à une prochaine action. Les exemples expliqués du livre montrent des réponses possibles. Il n’existe pas une « bonne » ambition, émotion, croyance ou personnalité. Le QCM final évalue les distinctions et les méthodes, pas ces choix personnels.

Plusieurs réponses peuvent convenir si les choix respectent le besoin et les limites du cas. Gardez vos fiches pour le travail de synthèse.