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Principe 12 — La Stratégie

Transformer une analyse en choix et en renoncements provisoires.

Lisez les explications du livre ci-dessous, puis réalisez les exercices indiqués sur un projet choisi. Conservez une trace datée de vos décisions. Les cas Nora, Sami, Élise et Camille sont fictifs ; les exemples de fiction sont des lectures pédagogiques, pas des preuves d’efficacité.

Le support du livre

Les textes ci-dessous proviennent de 7 règles pour viser la réussite, de Hût Chi B. Répa, pages 94 à 98 du PDF fourni. Les passages à la première personne expriment le point de vue de l’auteur. Les consignes originales sont conservées ; les introductions de formation et le QCM sont des adaptations pédagogiques de La rédaction.

PRINCIPE 12

La Stratégie

« Si vous connaissez l’ennemi et vous-même,

vous n’avez pas à craindre l’issue de cent

batailles. »

- Sun Tzu

Dans ce traité militaire, Sun Tzu insiste sur la connaissance des forces en présence. Pour votre projet, retenez cette exigence : connaître vos capacités, comprendre le terrain et examiner les autres acteurs. Quels besoins restent mal servis ? Quel avantage pouvez-vous réellement apporter ? Quelles contraintes feront varier le résultat ? Vos réponses nourrissent une stratégie : les choix par lesquels vous comptez avancer et les moyens que vous leur accordez. Nora pourrait proposer des ateliers partout, développer des contenus, vendre du matériel et chercher des financeurs en même temps. Une stratégie initiale plus claire serait de travailler avec un lieu partenaire, sur un public défini, pour vérifier un format répétable. Ce choix rend certaines actions importantes et en écarte d’autres temporairement. Ces références stratégiques invitent à observer, à se connaître, à s’adapter, à surprendre utilement, à faire preuve de patience et à tenir une direction. Appliquez-les avec le respect que demandent vos relations. Comprendre un concurrent peut révéler une possibilité nouvelle, y compris celle d’une coopération sur un périmètre complémentaire.

Faire une SWOT qui conduit à une décision

La matrice SWOT distingue les forces et faiblesses internes, puis les opportunités et menaces externes. La distinction intérieur/extérieur compte. Une compétence insuffisante relève de votre organisation. Une évolution du marché relève de l’environnement. Vous n’agissez pas sur les deux de la même manière. Une SWOT devient peu utile lorsque chaque case contient des mots vagues : qualité, concurrence, motivation, internet. Appuyez chaque élément sur un fait ou indiquez qu’il s’agit d’une hypothèse. Puis cherchez une décision. Une force peut-elle vous aider à saisir une occasion ? Une faiblesse vous expose-t-elle particulièrement à une menace ?

Figure 11. SWOT : distinguer la situation interne et le contexte externe

avant de décider.

Dans le cas de Nora, savoir expliquer des gestes simples est une force à démontrer. Le manque d’expérience d’animation constitue une faiblesse à travailler. L’intérêt exprimé par un lieu

est une opportunité réelle, mais limitée à la discussion en cours. L’indisponibilité possible de ce lieu est une menace opérationnelle. Ces constats conduisent à préparer un pilote, préciser les conditions et éviter d’engager trop de frais fixes.

Source : livre fourni, pages94, 95, 96.

Exercice 27 — Rendre votre SWOT exploitable

Inscrivez au maximum trois éléments dans chaque case. Pour chaque élément, ajoutez une preuve, une source ou la mention « hypothèse ». Si vous écrivez « forte demande », indiquez ce qui vous autorise à le dire. Si vous écrivez « manque de temps », estimez les plages réellement disponibles. Choisissez ensuite deux relations entre les cases. Décrivez une action qui utilise une force pour saisir une opportunité et une action qui réduit l’exposition liée à une faiblesse ou à une menace. Vous pouvez aussi découvrir qu’il faut chercher une information avant de décider. Terminez par une phrase stratégique : « Pendant cette période, je privilégie… pour obtenir ou vérifier… avec… ». Ajoutez une renonciation temporaire. Votre matrice doit vous permettre de choisir ce que vous ferez lundi. Si elle ne change aucune décision, revenez à des faits plus précis et réduisez le nombre d’éléments.

Garder un cap sans multiplier les déviations

Gardez-vous de la dispersion dans des stratégies secondaires. À chaque difficulté, une idée nouvelle peut sembler plus prometteuse que le travail déjà engagé. Elle n’a pas encore rencontré ses obstacles. La comparaison est donc trompeuse : vous comparez les limites d’un projet réel aux possibilités d’un projet imaginé. Accordez à votre stratégie une période d’essai suffisante et des critères de revue. Cela ne vous oblige pas à continuer lorsqu’un

risque sérieux apparaît. Cela vous protège des changements provoqués uniquement par l’ennui, le doute ou l’enthousiasme pour une nouveauté. Préparer une solution de continuité n’équivaut pas à poursuivre plusieurs stratégies concurrentes. Savoir quoi faire si un lieu est indisponible protège le projet. Lancer cinq modèles d’activité simultanément peut le disperser. La différence se trouve dans le rôle de l’alternative : réponse à un événement précis ou nouvelle direction qui consomme les mêmes ressources.

Source : livre fourni, pages96, 97.

Exercice 28 — Écrire les décisions que vous reportez

Reprenez votre liste d’idées et distinguez les actions nécessaires à la stratégie choisie, les solutions de continuité et les nouvelles directions. Placez ces dernières dans une liste d’attente accompagnée d’une date de revue. Pour chaque idée tentante, répondez à deux questions : quelle preuve justifie d’y consacrer des ressources maintenant, et quelle action actuelle devrait être réduite pour lui faire de la place ? Si vous ne pouvez pas répondre, conservez l’idée sans la lancer. Écrivez ensuite une règle de décision : « Je ne change pas de format avant le bilan du pilote, sauf si… ». Complétez la condition avec un fait significatif, comme l’impossibilité de respecter une exigence de sécurité ou l’absence confirmée du besoin. Vous protégez ainsi l’effort sans transformer votre stratégie en dogme.

Une stratégie se voit dans l’agenda

Supposons que votre priorité soit de présenter une première offre à des personnes concernées. Votre semaine contient pourtant cinq heures de retouches visuelles et aucun échange avec elles. La stratégie annoncée et l’emploi du temps racontent deux directions différentes. Le constat vous donne une décision concrète : réserver un créneau de rencontre et réduire une tâche secondaire. Tracez deux colonnes : choix annoncé et temps réellement accordé. Cherchez une discordance qui compte. Vous n’avez pas à affecter chaque minute à une priorité unique ; il s’agit de vérifier que les actions décisives reçoivent une place. Une stratégie prend de la force lorsque vos ressources commencent à suivre vos choix.

Source : livre fourni, pages97, 98.

Visuels et pages de référence

Page 95 du livre 7 règles pour viser la réussite, support de la leçon Principe 12 — La Stratégie.
Page 95 du PDF fourni, de Hût Chi B. Répa. Reproduction du support original ; cliquer pour lire en grand.

Un exemple fictif

Le livre utilise notamment trois fils fictifs : Nora prépare une activité, Sami rend ses compétences visibles et Élise développe l’autonomie d’une équipe. Votre projet peut être différent ; les méthodes doivent être adaptées à votre contexte.

La méthode pas à pas

Transformer une analyse en choix et en renoncements provisoires. Commencez par une situation précise, produisez le document demandé, puis examinez-le avec les critères ci-dessous avant de choisir une suite.

Votre exercice

Réalisez les exercices 27, 28. Pour chaque production, distinguez les faits, les hypothèses, la décision et le prochain contrôle. Ne renseignez ici aucune information personnelle sensible.

Atelier d’application

Application au projet fil rouge : expliquez ce que cette leçon change dans votre prochaine étape. Désignez une limite, une information manquante et une action réalisable. Utilisez un cas fictif si vous préférez ne pas travailler sur votre situation.

Voir une correction possible

Votre production est exploitable si elle répond à la consigne, s’appuie sur une trace ou une observation, reconnaît les inconnues et conduit à une prochaine action. Les exemples expliqués du livre montrent des réponses possibles. Il n’existe pas une « bonne » ambition, émotion, croyance ou personnalité. Le QCM final évalue les distinctions et les méthodes, pas ces choix personnels.

Plusieurs réponses peuvent convenir si les choix respectent le besoin et les limites du cas. Gardez vos fiches pour le travail de synthèse.