« La constance des sages n’est que l’art de renfermer leur agitation dans leur cœur. »
François de La Rochefoucauld
Référence de la citation
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime XX
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« La constance des sages n’est que l’art de renfermer leur agitation dans leur cœur. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime XX
Consulter le texte original ↗« Ceux qu’on condamne au supplice affectent quelquefois une constance et un mépris de la mort, qui n’est en effet que la crainte de l’envisager ; de sorte qu’on peut dire que cette constance et ce mépris sont à leur esprit ce que le bandeau est à leurs yeux. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime XXI
Consulter le texte original ↗« La constance en amour est une inconstance perpétuelle, qui fait que notre cœur s’attache successivement à toutes les qualités de la personne que nous aimons, donnant tantôt la préférence à l’une, tantôt à l’autre, de sorte que cette constance n’est qu’une inconstance arrêtée et renfermée dans un même sujet. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CLXXV
Consulter le texte original ↗« Il y a deux sortes de constance en amour : l’une vient de ce que l’on trouve sans cesse dans la personne que l’on aime de nouveaux sujets d’aimer ; et l’autre vient de ce qu’on se fait un honneur d’être constant. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CLXXVI
Consulter le texte original ↗« La persévérance n’est digne ni de blâme ni de louange, parce qu’elle n’est que la durée des goûts et des sentimens, qu’on ne s’ôte et qu’on ne se donne point. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CLXXXI
Consulter le texte original ↗« Il faut gouverner la fortune comme la santé ; en jouir quand elle est bonne, prendre patience quand elle est mauvaise, et ne faire jamais de grands remèdes sans un extrême besoin. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCCCXIV
Consulter le texte original ↗« Nous croyons souvent avoir de la constance dans les malheurs, lorsque nous n’avons que de l’abattement ; et nous les souffrons sans oser les regarder, comme les poltrons se laissent tuer de peur de se défendre. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCCCXLII
Consulter le texte original ↗« L’esprit s’attache par paresse et par constance à ce qui lui est facile ou agréable : cette habitude met toujours des bornes à nos connaissances ; et jamais personne ne s’est donné la peine d’étendre et de conduire son esprit aussi loin qu’il pouvait aller. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime DV
Consulter le texte original ↗« Tout homme qui vit beaucoup dans le monde, me persuade qu’il est peu sensible ; car je ne vois presque rien qui puisse y intéresser le cœur, ou plutôt rien qui ne l’endurcisse ; ne fût-ce que le spectacle de l’insensibilité, de la frivolité et de la vanité qui y règnent. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE III. De la Société, des Grands, des Riches, des Gens du Monde. — paragraphe de transcription 209
Consulter le texte original ↗« Quelle vie que celle de la plupart des gens de la cour ! Ils se laissent ennuyer, excéder, asservir, tourmenter pour des intérêts misérables. Ils attendent pour vivre, pour être heureux, la mort de leurs ennemis, de leurs rivaux d’ambition, de ceux même qu’ils appellent leurs amis ; et pendant que leurs vœux appellent cette mort, ils sèchent, ils dépérissent, meurent eux-mêmes, en demandant des nouvelles de la santé de monsieur tel, de madame telle, qui s’obstinent à ne pas mourir. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE III. De la Société, des Grands, des Riches, des Gens du Monde. — paragraphe de transcription 219
Consulter le texte original ↗« Un homme qui s’obstine à ne laisser ployer ni sa raison, ni sa probité, ou du moins sa délicatesse, sous le poids d’aucune des conventions absurdes ou malhonnêtes de la société ; qui ne fléchit jamais dans les occasions où il a intérêt de fléchir, finit infailliblement par rester sans appui, n’ayant d’autre ami qu’un être abstrait qu’on appelle la vertu, qui vous laisse mourir de faim. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE IV. Du Goût pour la retraite, et de la Dignité du caractère. — paragraphe de transcription 273
Consulter le texte original ↗« Il y a peu de passions constantes, il y en a beaucoup de sincères. Cela a toujours été ainsi ; mais les hommes se piquent d’être constants ou indifférents, selon la mode, qui excède toujours la nature. »
« Je dis quelquefois en moi-même : La vie est trop courte pour mériter que je m’en inquiète ; mais si quelque importun me rend visite, et m’empêche de sortir ou de m’habiller, je perds patience, et je ne puis supporter de m’ennuyer une demi-heure. »
« L’envie ne saurait se cacher : elle accuse et juge sans preuves ; elle grossit les défauts ; elle a des qualifications énormes pour les moindres fautes ; son langage est rempli de fiel, d’exagération et d’injure. Elle s’acharne avec opiniâtreté et avec fureur conte le mérite éclatant ; elle est aveugle, emportée, insensible, brutale. »
« Les hommes dissimulent par faiblesse, et par la crainte d’être méprisés, leurs plus chères, leurs plus constantes, et quelquefois leurs plus vertueuses inclinations. »
« La patience obtient quelquefois des hommes ce qu’ils n’ont jamais eu l’intention d’accorder ; l’occasion peut même obliger les plus trompeurs à effectuer de fausses promesses. »
« Je suis comme une harpe éolienne, qui rend quelques beaux sons, mais qui n’exécute aucun air. Aucun vent constant n’a soufflé sur moi. »
Pensées, essais et maximes — TITRE PRÉLIMINAIRE. L’AUTEUR PEINT PAR LUI-MÊME. — paragraphe de transcription 33
Consulter le texte original ↗« La tendance vers le bien, la promptitude à le saisir et la constance à le vouloir ; l’intensité, la souplesse et la fermeté du ressort que cette tendance met en jeu ; la vivacité, la force et la justesse des élans vers le but indiqué, sont les éléments qui, comme autant de caractères, forment, par leurs combinaisons, le taux intrinsèque de l’homme, et déterminent sa valeur. »
Pensées, essais et maximes — TITRE IV. DE LA NATURE DES ESPRITS. — paragraphe de transcription 268
Consulter le texte original ↗« La lenteur de l’âge rend facile la patience dans le travail. »
Pensées, essais et maximes — TITRE VII. DES DIFFÉRENTS ÂGES,DE LA VIE, DE LA MALADIE ET DE LA MORT. — paragraphe de transcription 479
Consulter le texte original ↗« La patience et le mal, le courage et la mort, la résignation et la nécessité arrivent ordinairement ensemble. L’indifférence pour la vie naît avec l’impossibilité de la conserver. »
Pensées, essais et maximes — TITRE VII. DES DIFFÉRENTS ÂGES,DE LA VIE, DE LA MALADIE ET DE LA MORT. — paragraphe de transcription 531
Consulter le texte original ↗« Rien ne fait autant d’honneur à une femme que sa patience, et rien ne lui en fait aussi peu que la patience de son mari. »
Pensées, essais et maximes — TITRE VIII. DE LA FAMILLE ET DE LA MAISON,DE LA SOCIÉTÉ, DE LA CONVERSATION, DE LA POLITESSE ET DES MANIÈRES. — paragraphe de transcription 546
Consulter le texte original ↗« La franchise est une qualité naturelle, et la véracité constante, une vertu. »
Pensées, essais et maximes — TITRE VIII. DE LA FAMILLE ET DE LA MAISON,DE LA SOCIÉTÉ, DE LA CONVERSATION, DE LA POLITESSE ET DES MANIÈRES. — paragraphe de transcription 583
Consulter le texte original ↗« Tout genre d’esprit qui exclut de notre caractère la complaisance, l’indulgence, la condescendance, la facilité de vivre et de converser avec les autres, de les rendre contents de nous et contents d’eux-mêmes, en un mot d’être aimable et d’être aimant, est un mauvais genre d’esprit. Un entendement doux est patient ; il cherche à comprendre avec lenteur, se prête à se laisser convaincre, évite de s’opiniâtrer, aime mieux s’éclairer que dominer. »
Pensées, essais et maximes — TITRE VIII. DE LA FAMILLE ET DE LA MAISON,DE LA SOCIÉTÉ, DE LA CONVERSATION, DE LA POLITESSE ET DES MANIÈRES. — paragraphe de transcription 596
Consulter le texte original ↗« Toute grâce provient de quelque patience, et par conséquent de quelque force qui s’exerce sur elle-même. Grâce ou retenue, c’est tout un. »
Pensées, essais et maximes — TITRE VIII. DE LA FAMILLE ET DE LA MAISON,DE LA SOCIÉTÉ, DE LA CONVERSATION, DE LA POLITESSE ET DES MANIÈRES. — paragraphe de transcription 644
Consulter le texte original ↗« Il n’y a pas assez de sagesse ou assez de vertu dans ceux de nos jugements et de nos sentiments où il n’y a pas assez de patience. »
Pensées, essais et maximes — TITRE IX. DE LA SAGESSE, DE LA VERTU, DE LA MORALE,DE LA RÈGLE ET DU DEVOIR. — paragraphe de transcription 656
Consulter le texte original ↗« Il faut se pourvoir d’ancres et de lest, c’est-à-dire d’opinions fixes et constantes, garder son lest et rester sur ses ancres, sans dériver. »
Pensées, essais et maximes — TITRE IX. DE LA SAGESSE, DE LA VERTU, DE LA MORALE,DE LA RÈGLE ET DU DEVOIR. — paragraphe de transcription 689
Consulter le texte original ↗« Il est des maux qui sont la santé de l’âme, maux préférables à cette force du corps qui endurcit les organes, qui opprime l’âme et qui accable l’esprit. Il n’y a pour l’âme qu’un moyen d’échapper aux maux de la vie, c’est d’échapper à ses plaisirs et de chercher les siens plus haut. »
Pensées, essais et maximes — TITRE X. DE L’ORDRE ET DU HASARD, DU BIEN ET DU MAL. — paragraphe de transcription 764
Consulter le texte original ↗« La curiosité de connaître l’âme n’existe avec ténacité que dans les temps et dans les lieux où les arts sont connus. Chose singulière ! La métaphysique et la mécanique ont une époque d’existence simultanée. »
Pensées, essais et maximes — TITRE XII. DE LA PHILOSOPHIE,DE LA MÉTAPHYSIQUE, DES ABSTRACTIONS, DE LA LOGIQUE,DES SYSTÈMES. — paragraphe de transcription 855
Consulter le texte original ↗« Quoiqu’on ne puisse pas parvenir à y répondre, il ne faut pas moins s’obstiner à y résister. L’homme sage s’en affranchit en gardant l’opinion commune. »
Pensées, essais et maximes — TITRE XII. DE LA PHILOSOPHIE,DE LA MÉTAPHYSIQUE, DES ABSTRACTIONS, DE LA LOGIQUE,DES SYSTÈMES. — paragraphe de transcription 898
Consulter le texte original ↗« Il y a des opinions qui viennent du cœur, et quiconque n’a aucune opinion fixe, n’a pas de sentiments constants. N’ayons que les opinions compatibles avec d’excellents sentiments. Le sentiment est juge en bonne logique, même dans les choses intellectuelles. »
Pensées, essais et maximes — TITRE XVI. DES MŒURS PUBLIQUES ET PRIVÉES ; DU CARACTÈRE DES NATIONS. — paragraphe de transcription 1068
Consulter le texte original ↗« Quand on vous dira qu’un peuple est savant, examinez toujours à quel point il connaît le beau dans les arts. Un peuple qui veut se distinguer par les lettres, quand il n’est pas très ingénieux, est naturellement porté à se jeter dans le savoir ; c’est sa ressource. La nature donne plus de patience aux esprits qu’elle a créés moins pénétrants. »
Pensées, essais et maximes — TITRE XVI. DES MŒURS PUBLIQUES ET PRIVÉES ; DU CARACTÈRE DES NATIONS. — paragraphe de transcription 1088
Consulter le texte original ↗« Il est des découvertes où l’on ne peut arriver que par un détour. Les modernes s’obstinent à procéder par leurs lignes droites ; les circuits platoniciens étaient une méthode plus sûre. »
Pensées, essais et maximes — TITRE XVIII. DU SIÈCLE. — paragraphe de transcription 1285
Consulter le texte original ↗« Quand les enfants demandent une explication, qu’on la leur donne et qu’ils ne la comprennent pas, ils se contentent néanmoins, et leur esprit demeure en repos. Et cependant qu’ont-ils appris ? Que ce qu’ils ne voulaient plus ignorer est très-difficile à connaître ; or, cela même est un savoir ; ils attendent, ils patientent, et avec raison. »
Pensées, essais et maximes — TITRE XIX. DE L’ÉDUCATION. — paragraphe de transcription 1310
Consulter le texte original ↗« Ce n’est pas ainsi qu’il faut traiter cette grande affaire de la vie, d’où dépend toute la vertu. Il est essentiel de la conduire avec une gravité profonde, constante, uniforme ; et cela importe non-seulement au bonheur des hommes, mais aux plaisirs mêmes de l’enfance. »
Pensées, essais et maximes — TITRE XIX. DE L’ÉDUCATION. — paragraphe de transcription 1321
Consulter le texte original ↗« Buffon dit que le génie n’est que l’aptitude à la patience. L’aptitude à une longue et infatigable attention est en effet le génie de l’observation ; mais il en est un autre, celui de l’invention, qui est l’aptitude à une vive, prompte et perpétuelle pénétration. »
Pensées, essais et maximes — TITRE XXIII. DES QUALITÉS DE L’ÉCRIVAINET DES COMPOSITIONS LITTÉRAIRES. — paragraphe de transcription 1637
Consulter le texte original ↗« L’utilité ou l’inutilité essentielle de nos pensées est le seul principe constant de leur gloire ou de leur oubli. »
Pensées, essais et maximes — TITRE XXIII. DES QUALITÉS DE L’ÉCRIVAINET DES COMPOSITIONS LITTÉRAIRES. — paragraphe de transcription 1713
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