« Il est plus facile de paraître digne des emplois qu’on n’a pas que de ceux qu’on exerce. »
François de La Rochefoucauld
Référence de la citation
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CLXIV
Consulter le texte original ↗Effort, métier, qualité et attention : des pensées pour réfléchir à ce que nous faisons chaque jour.
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« Il est plus facile de paraître digne des emplois qu’on n’a pas que de ceux qu’on exerce. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CLXIV
Consulter le texte original ↗« Il y a des gens niais qui se connaissent et qui emploient habilement leur niaiserie. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCXIII
Consulter le texte original ↗« La valeur est dans les simples soldats un métier périlleux qu’ils ont pris pour gagner leur vie. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCXIX
Consulter le texte original ↗« Il semble que l’amour-propre soit la dupe de la bonté, et qu’il s’oublie lui-même lorsque nous travaillons pour l’avantage des autres. Cependant c’est prendre le chemin le plus assuré pour arriver à ses fins ; c’est prêter à usure sous prétexte de donner ; c’est enfin s’acquérir tout le monde par un moyen subtil et délicat. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCXLIII
Consulter le texte original ↗« Dans toutes les professions chacun affecte une mine et un extérieur pour paraître ce qu’il veut qu’on le croie. Ainsi on peut dire que le monde n’est composé que de mines. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCLXIV
Consulter le texte original ↗« Le plus grand effort de l’amitié n’est pas de montrer nos défauts à un ami, c’est de lui faire voir les siens. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCCCXXXII
Consulter le texte original ↗« Nous pouvons paraître grands dans un emploi au-dessous de notre mérite ; mais nous paraissons souvent petits dans un emploi plus grand que nous. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCCCXLI
Consulter le texte original ↗« Au théâtre, on vise à l’effet ; mais ce qui distingue le bon et le mauvais poète, c’est que le premier veut faire effet par des moyens raisonnables ; et, pour le second, tous les moyens sont excellens. Il en est de cela comme des honnêtes gens et des fripons, qui veulent également faire fortune : les premiers n’emploient que des moyens honnêtes ; et les autres, toutes sortes de moyens. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE PREMIER. Maximes générales. — paragraphe de transcription 16
Consulter le texte original ↗« Le monde physique paraît l’ouvrage d’un être puissant et bon, qui a été obligé d’abandonner à un être malfaisant l’exécution d’une partie de son plan. Mais le monde moral paraît être le produit des caprices d’un diable devenu fou. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE PREMIER. Maximes générales. — paragraphe de transcription 50
Consulter le texte original ↗« La nature paraît se servir des hommes pour ses desseins, sans se soucier des instrumens qu’elle emploie ; à peu près comme les tyrans, qui se défont de ceux dont ils se sont servis. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE II. Suite des Maximes générales. — paragraphe de transcription 114
Consulter le texte original ↗« Il faudrait pouvoir unir les contraires : l’amour de la vertu avec l’indifférence pour l’opinion publique, le goût du travail avec l’indifférence pour la gloire, et le soin de sa santé avec l’indifférence pour la vie. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE II. Suite des Maximes générales. — paragraphe de transcription 120
Consulter le texte original ↗« L’état de courtisan est un métier dont on il voulu faire une science. Chacun cherche à se hausser. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE III. De la Société, des Grands, des Riches, des Gens du Monde. — paragraphe de transcription 241
Consulter le texte original ↗« Je n’étudie que ce qui me plaît ; je n’occupe mon esprit que des idées qui m’intéressent. Elles seront utiles ou inutiles, soit à moi, soit aux autres ; le temps amènera ou n’amènera pas les circonstances qui me feront faire de mes acquisitions un emploi profitable. Dans tous les cas, j’aurai eu l’avantage inestimable de ne me pas contrarier, et d’avoir obéi à ma pensée et à mon caractère. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE V. Pensées Morales. — paragraphe de transcription 324
Consulter le texte original ↗« On a observé que les écrivains en physique, histoire naturelle, physiologie, chimie, étaient ordinairement des hommes d’un caractère doux, égal, et en général heureux ; qu’au contraire les écrivains de politique, de législation, même de morale, étaient d’une humeur triste, mélancolique, etc. Rien de plus simple : les uns étudient la nature, les autres la société ; les uns contemplent l’ouvrage du grand Être, les autres arrêtent leurs regards sur l’ouvrage de l’homme. Les résultats doivent être différens. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE VII. Des Savans et des Gens de Lettres. — paragraphe de transcription 418
Consulter le texte original ↗« Quand un homme aimable ambitionne le petit avantage de plaire à d’autres qu’à ses amis (comme le font tant d’hommes, surtout de gens de lettres, pour qui plaire est comme un métier), il est clair qu’il ne peut y être porté que par un motif d’intérêt ou de vanité. Il faut qu’il choisisse entre le rôle d’une courtisane et celui d’une coquette, ou, si l’on veut, d’un comédien. L’homme qui se rend aimable pour une société, parce qu’il s’y plaît, est le seul qui joue le rôle d’un honnête homme. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE VII. Des Savans et des Gens de Lettres. — paragraphe de transcription 423
Consulter le texte original ↗« Ce qui fait le succès de quantité d’ouvrages, est le rapport qui se trouve entre la médiocrité des idées de l’auteur, et la médiocrité des idées du public. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE VII. Des Savans et des Gens de Lettres. — paragraphe de transcription 433
Consulter le texte original ↗« On dit et on répète, après avoir lu quelque ouvrage qui respire la vertu : C’est dommage que les auteurs ne se peignent pas dans leurs écrits, et qu’on ne puisse pas conclure d’un pareil ouvrage que l’auteur est ce qu’il paraît être. Il est vrai que beaucoup d’exemples autorisent cette pensée ; mais j’ai remarqué qu’on fait souvent cette réflexion, pour se dispenser d’honorer les vertus dont on trouve l’image dans les écrits d’un honnête homme. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE VII. Des Savans et des Gens de Lettres. — paragraphe de transcription 434
Consulter le texte original ↗« Le repos d’un écrivain qui a fait de bons ouvrages, est plus respecté du public que la fécondité active d’un auteur qui multiplie les ouvrages médiocres. C’est ainsi que le silence d’un homme connu pour bien parler, impose beaucoup plus que le bavardage d’un homme qui ne parle pas mal. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE VII. Des Savans et des Gens de Lettres. — paragraphe de transcription 438
Consulter le texte original ↗« La postérité ne considère les gens de lettres que par leurs ouvrages, et non par leurs places. Plutôt ce qu’ils ont fait que ce qu’ils ont été, semble être leur devise. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE VII. Des Savans et des Gens de Lettres. — paragraphe de transcription 462
Consulter le texte original ↗« Les ouvrages qu’un auteur fait avec plaisir, sont souvent les meilleurs ; comme les enfans de l’amour sont les plus beaux. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE VII. Des Savans et des Gens de Lettres. — paragraphe de transcription 464
Consulter le texte original ↗« Lorsque l’on considère que le produit du travail et des lumières de trente ou quarante siècles a été de livrer trois cents millions d’hommes répandus sur le globe à une trentaine de despotes, la plupart ignorans et imbéciles, dont chacun est gouverné par trois ou quatre scélérats, quelquefois stupides, que penser de l’humanité, et qu’attendre d’elle à l’avenir ? »
Maximes et Pensées — CHAPITRE VIII. De l’Esclavage et de la Liberté de la France, avant et depuis la Révolution — paragraphe de transcription 473
Consulter le texte original ↗« On proscrirait moins de pensées d’un ouvrage, si on les concevait comme l’auteur. »
« Si une pensée ou un ouvrage n’intéressent que peu de personnes, peu en parleront. »
« Les fortunes promptes en tout genre sont les moins solides, parce qu’il est rare qu’elles soient l’ouvrage du mérite : les fruits mûrs mais laborieux de la prudence sont toujours tardifs. »
« Celui qui s’habille le matin avant huit heures pour entendre plaider à l’audience, ou pour voir des tableaux étalés au Louvre, ou pour se trouver aux répétitions d’une pièce prête à paraître, et qui se pique de juger en tout genre du travail d’autrui, est un homme auquel il ne manque souvent que de l’esprit et du goût. »
« L’homme ne se propose le repos que pour s’affranchir de la sujétion et du travail ; mais il ne peut jouir que par l’action, et n’aime qu’elle. »
« La fruit du travail est le plus doux des plaisirs. »
« On juge des productions de l’esprit comme des ouvrages mécaniques. Lorsque l’on achète une bague, on dit : celle-là est trop grande, l’autre est trop petite ; jusqu’à ce qu’on en rencontre une pour son doigt. Mais il n’en reste pas chez le joaillier, car celle qui m’est trop petite va fort bien à un autre. »
« Qu’on tempère, comme on voudra, la souveraineté dans un État, nulle loi n’est capable d’empêcher un tyran d’abuser de l’autorité de son emploi. »
« Nous haïssons les dévôts qui font profession de mépriser tout ce dont nous nous piquons, pendant qu’ils se piquent eux-mêmes de choses encore plus méprisables. »
« Si on ne regarde que certains ouvrages des meilleurs auteurs, on sera tenté de les mépriser ; pour les apprécier avec justice, il faut tout lire. »
« Si l’illustre auteur des Maximes eût été tel qu’il a tâché de peindre tous les hommes, mériterait-il nos hommages et le culte idolâtre de ses prosélytes ? »
« Il n’y a guère d’esprits qui soient capables d’embrasser à la fois toutes les faces de chaque sujet, et c’est là, à ce qu’il me semble, la source la plus ordinaire des erreurs des hommes. Pendant que la plus grande partie d’une nation languit dans la pauvreté, l’opprobre et le travail, l’autre, qui abonde en honneurs, en commodités, en plaisirs, ne se lasse pas d’admirer le pouvoir de la politique, qui fait fleurir les arts et le commerce, et rend les États redoutables. »
« Les plus grands ouvrages de l’esprit humain sont très-assurément les moins parfaits : les lois, qui sont la plus belle invention de la raison, n’ont pu assurer le repos des peuples sans diminuer leur liberté. »
« L’illustre auteur de Télémaque ne donne-t-il pas aux princes un conseil timide, lorsqu’il leur inspire d’éloigner des emplois les hommes ambitieux qui en sont capables ? Un grand roi ne craint pas ses sujets, et n’en doit rien craindre. »
« Il faut souffrir les critiques éclairées et impartiales qu’on fait des hommes ou des ouvrages les plus estimables : je hais cette chaleur de quelques hommes qui ne peuvent souffrir que l’on sépare, dans ceux qu’ils admirent, les défauts des beautés, et qui veulent tout consacrer. »