« La durée de nos passions ne dépend pas plus de nous que la durée de notre vie. »
François de La Rochefoucauld
Référence de la citation
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime V
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« La durée de nos passions ne dépend pas plus de nous que la durée de notre vie. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime V
Consulter le texte original ↗« Rien ne doit tant diminuer la satisfaction que nous avons de nous-mêmes, que de voir que nous désapprouvons dans un temps ce que nous approuvions dans un autre. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime LI
Consulter le texte original ↗« Il n’y a point de déguisement qui puisse long-temps cacher l’amour où il est, ni le feindre où il n’est pas. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime LXX
Consulter le texte original ↗« L’esprit ne saurait jouer long-temps le personnage du cœur. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CVIII
Consulter le texte original ↗« Les hommes ne vivraient pas long-temps en société s’ils n’étaient les dupes les uns des autres. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CLXXX
Consulter le texte original ↗« La persévérance n’est digne ni de blâme ni de louange, parce qu’elle n’est que la durée des goûts et des sentimens, qu’on ne s’ôte et qu’on ne se donne point. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CLXXXI
Consulter le texte original ↗« La folie nous suit dans tous les temps de la vie. Si quelqu’un paraît sage, c’est seulement parce que ses folies sont proportionnées à son âge et à sa fortune. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCXII
Consulter le texte original ↗« Il y a des gens qui ressemblent aux vaudevilles, qu’on ne chante qu’un certain temps. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCXVI
Consulter le texte original ↗« Il y a des affaires et des maladies que les remèdes aigrissent en certains temps ; et la grande habileté consiste à connaître quand il est dangereux d’en user. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCXCVI
Consulter le texte original ↗« On ne saurait conserver long-temps les sentimens qu’on doit avoir pour ses amis et pour ses bienfaiteurs si on se laisse la liberté de parler souvent de leurs défauts. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCCXXVI
Consulter le texte original ↗« On garde long-temps son premier amant quand on n’en prend pas un second. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCCCXVIII
Consulter le texte original ↗« On ne plaît pas long-temps quand on n’a qu’une sorte d’esprit. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCCCXXXV
Consulter le texte original ↗« La grâce de la nouveauté et la longue habitude, quelque opposées qu’elles soient, nous empêchent également de sentir les défauts de nos amis. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCCCXLVIII
Consulter le texte original ↗« Notre envie dure toujours plus long-temps que le bonheur de ceux que nous envions. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime CCCCXCIX
Consulter le texte original ↗« L’esprit s’attache par paresse et par constance à ce qui lui est facile ou agréable : cette habitude met toujours des bornes à nos connaissances ; et jamais personne ne s’est donné la peine d’étendre et de conduire son esprit aussi loin qu’il pouvait aller. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime DV
Consulter le texte original ↗« Les querelles ne dureraient pas long-temps, si le tort n’était que d’un côté. »
Maximes et Réflexions morales — RÉFLEXIONS MORALES. — maxime DXX
Consulter le texte original ↗« Il faut convenir qu’il est impossible de vivre dans le monde, sans jouer de temps en temps la comédie. Ce qui distingue l’honnête homme du fripon, c’est de ne la jouer que dans les cas forcés, et pour échapper au péril ; au lieu que l’autre va au-devant des occasions. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE PREMIER. Maximes générales. — paragraphe de transcription 12
Consulter le texte original ↗« Il y a peu d’hommes qui se permettent un usage rigoureux et intrépide de leur raison, et osent l’appliquer à tous les objets dans toute sa force. Le temps est venu où il faut l’appliquer ainsi à tous les objets de la morale, de la politique et de la société, aux rois, aux ministres, aux grands, aux philosophes, aux principes des sciences, des beaux-arts, etc. : sans quoi, on restera dans la médiocrité. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE PREMIER. Maximes générales. — paragraphe de transcription 63
Consulter le texte original ↗« On anéantit son propre caractère dans la crainte d’attirer les regards et l’attention ; et on se précipite dans la nullité, pour échapper au danger d’être peint. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE PREMIER. Maximes générales. — paragraphe de transcription 66
Consulter le texte original ↗« En France, tout le monde paraît avoir de l’esprit, et la raison en est simple : comme tout y est une suite de contradictions, la plus légère attention possible suffit pour les faire remarquer, et rapprocher deux choses contradictoires. Cela fait des contrastes tout naturels, qui donnent à celui qui s’en avise, l’air d’un homme qui a beaucoup d’esprit. Raconter, c’est faire des grotesques. Un simple nouvelliste devient un bon plaisant, comme l’historien un jour aura l’air d’un auteur satirique. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE II. Suite des Maximes générales. — paragraphe de transcription 89
Consulter le texte original ↗« Il y a deux choses auxquelles il faut se faire, sous peine de trouver la vie insupportable : ce sont les injures du temps et les injustices des hommes. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE II. Suite des Maximes générales. — paragraphe de transcription 115
Consulter le texte original ↗« Il y a certains défauts qui préservent de quelques vices épidémiques : comme on voit, dans un temps de peste, les malades de fièvre-quarte échapper à la contagion. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE II. Suite des Maximes générales. — paragraphe de transcription 117
Consulter le texte original ↗« Tel homme a été craint pour ses talens, haï pour ses vertus, et n’a rassuré que par son caractère. Mais, combien de temps s’est passé avant que justice se fît ! »
Maximes et Pensées — CHAPITRE II. Suite des Maximes générales. — paragraphe de transcription 137
Consulter le texte original ↗« Il y a quelquefois, entre deux hommes, de fausses ressemblances de caractère, qui les rapprochent et qui les unissent pour quelque temps. Mais la méprise cesse par degrés ; et ils sont tout étonnés de se trouver très-écartés l’un de l’autre, et repoussés, en quelque sorte, par tous leurs points de contact. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE II. Suite des Maximes générales. — paragraphe de transcription 166
Consulter le texte original ↗« Un homme sage, en même temps qu’honnête, se doit à lui-même de joindre à la pureté qui satisfait sa conscience, la prudence qui devine et prévient la calomnie. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE II. Suite des Maximes générales. — paragraphe de transcription 168
Consulter le texte original ↗« Le temps diminue chez nous l’intensité des plaisirs absolus, comme parlent les métaphysiciens ; mais il paraît qu’il accroît les plaisirs relatifs : et je soupçonne que c’est l’artifice par lequel la nature a su lier les hommes à la vie, après la perte des objets ou des plaisirs qui la rendaient le plus agréable. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE II. Suite des Maximes générales. — paragraphe de transcription 171
Consulter le texte original ↗« En parcourant les mémoires et monumens du siècle de Louis xiv, on trouve, même dans la mauvaise compagnie de ce temps-là, quelque chose qui manque à la bonne d’aujourd’hui. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE III. De la Société, des Grands, des Riches, des Gens du Monde. — paragraphe de transcription 178
Consulter le texte original ↗« On ne peut vivre, dans la société, après l’âge des passions. Elle n’est tolérable que dans l’époque où l’on se sert de son estomac pour s’amuser, et de sa personne pour tuer le temps. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE III. De la Société, des Grands, des Riches, des Gens du Monde. — paragraphe de transcription 181
Consulter le texte original ↗« Quelques folies qu’aient écrites certains physionomistes de nos jours, il est certain que l’habitude de nos pensées peut déterminer quelques traits de notre physionomie. Nombre de courtisans ont l’œil faux, par la même raison que la plupart des tailleurs sont cagneux. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE III. De la Société, des Grands, des Riches, des Gens du Monde. — paragraphe de transcription 220
Consulter le texte original ↗« Êtes-vous l’ami d’un homme de la cour, d’un homme de qualité, comme on dit ; et souhaitez-vous lui inspirer le plus vif attachement dont le cœur humain soit susceptible ? Ne vous bornez pas à lui prodiguer les soins de la plus tendre amitié, à le soulager dans ses maux, à le consoler dans ses peines, à lui consacrer tous vos momens, à lui sauver dans l’occasion la vie ou l’honneur ; ne perdez point votre temps à ces bagatelles : faites plus, faites mieux, faites sa généalogie. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE III. De la Société, des Grands, des Riches, des Gens du Monde. — paragraphe de transcription 224
Consulter le texte original ↗« Vous croyez qu’un ministre, un homme en place, a tel ou tel principe ; et vous le croyez parce que vous le lui avez entendu dire. En conséquence, vous vous abstenez de lui demander telle ou telle chose qui le mettrait en contradiction avec sa maxime favorite. Vous apprenez bientôt que vous avez été dupe, et vous lui voyez faire des choses qui vous prouvent qu’un ministre n’a point de principes, mais seulement l’habitude, le tic de dire telle ou telle chose. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE III. De la Société, des Grands, des Riches, des Gens du Monde. — paragraphe de transcription 225
Consulter le texte original ↗« Le genre humain, mauvais de sa nature, est devenu plus mauvais par la société. Chaque homme y porte les défauts : 1° de l’humanité ; 2° de l’individu ; 3° de la classe dont il fait partie dans l’ordre social. Ces défauts s’accroissent avec le temps ; et chaque homme, en avançant en âge, blessé de tous ces travers d’autrui, et malheureux par les siens mêmes, prend, pour l’humanité et pour la société, un mépris qui ne peut tourner que contre l’une et l’autre. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE V. Pensées Morales. — paragraphe de transcription 307
Consulter le texte original ↗« Je n’étudie que ce qui me plaît ; je n’occupe mon esprit que des idées qui m’intéressent. Elles seront utiles ou inutiles, soit à moi, soit aux autres ; le temps amènera ou n’amènera pas les circonstances qui me feront faire de mes acquisitions un emploi profitable. Dans tous les cas, j’aurai eu l’avantage inestimable de ne me pas contrarier, et d’avoir obéi à ma pensée et à mon caractère. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE V. Pensées Morales. — paragraphe de transcription 324
Consulter le texte original ↗« Le malheur de l’humanité, considérée dans l’état social, c’est que, quoiqu’en morale et en politique, on puisse donner comme définition que le mal est ce qui nuit, on ne peut pas dire que le bien est ce qui sert ; car ce qui sert un moment, peut nuire long-temps ou toujours. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE VIII. De l’Esclavage et de la Liberté de la France, avant et depuis la Révolution — paragraphe de transcription 472
Consulter le texte original ↗« Il n’y a d’histoire digne d’attention, que celle des peuples libres : l’histoire des peuples soumis au despotisme n’est qu’un recueil d’anecdotes. »
Maximes et Pensées — CHAPITRE VIII. De l’Esclavage et de la Liberté de la France, avant et depuis la Révolution — paragraphe de transcription 487
Consulter le texte original ↗« Il faut tout attendre et tout craindre du temps et des hommes. »